La moto, connaît aussi la crise… Un peu seulement! Le constat le plus spectaculaire vient de l’Empire du Soleil levant, où le géant industriel Kawasaki vient d’annoncer
son retrait immédiat de toute participation aux compétitions de MotoGP. Il se murmure même que le prétexte de la crise tombe comme un fruit mûr dans la bouche des dirigeants, leur empêchant ainsi
un hara-kiri médiatique dû à des résultats sportifs médiocres et stagnants…
Pour les Américains de Harley-Davidson, la situation est en revanche plus alarmante. Eux qui ont engrangé 1 milliard de bénéfice l’année dernière se trouvent désormais dans une déferlante de licenciements causée par une baisse des ventes internes. D’un autre côté, la représentation suisse de la marque de Milwaukee a enregistré sur la même période une hausse de plus de 23%… Ah, prestige, quand tu nous tiens!
Objet de luxe, la moto devrait immanquablement souffrir par ces temps de turbulences économiques. Or, en
Europe les ventes globales de deux-roues ont augmenté de 2,3% par rapport à l’année précédente, alors que la population de deux-roues a, quant à elle, grimpé de 3,2%.
La situation est donc encore très satisfaisante. Et la branche du deux-roues possède une capacité de réaction tout à fait remarquable. Elle peut s’adapter en un rien de temps aux situations périlleuses et jouer dans un autre registre. A l’heure du choix de la deuxième voiture par exemple, le prix d’une moto ou d’un scooter, qui mêle l’utile à l’agréable, sera déterminant.
Les constructeurs l’ont bien compris qui sont arrivés sur le marché depuis quelques années avec des motos à bas prix, accessibles à tous. Cette tendance se renforce encore avec des entrées de gamme qui ne font pas dans le bas de gamme, à des prix avoisinant les 10 000 francs, en conjuguant à merveille le côté utilitaire et la notion de réel plaisir. Ce marché devrait rester stable, voir se développer dans les prochaines années malgré la crise.
Il y en aura donc pour tous les goûts et toutes les bourses du côté du salon de Zurich.