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 Bienvenue aux participants  du jeu d'entreprise Visual-Strat   2009.


Durant les prochains jours, vous allez vivre au rythme de l'entreprise qui vous est confiée dans une simulation pédagogique et ludique. Ce site vous est destiné.


Votre objectif ,en tant que dirigeant d'une entreprise  virtuelle qui fabrique des motos sur un marché en pleine expansion et d'en devenir le leader en conquérant d'autres marchés face à vos concurrents.


Ce journal vous permet d'accéder aux informations nécessaires à la prise de décisions et à l'interprétation des résultats en commençant par le manuel. Il fournit des informations par rapport au déroulement d'un scénario (événements qui ont lieu au cours du jeu)  et traite de thémes généraux en rapport avec l'évolution de votre produit et du secteur. Les articles sont ceux que liraient régulièrement un décideur qui devrait prendre les mêmes décisions dans la réalité.


Nous vous souhaitons une bonne simulation. 

L'équipe organisatrice


Par Sophie Descotes

La moto,  connaît aussi la crise… Un peu seulement! Le constat le plus spectaculaire vient de l’Empire du Soleil levant, où le géant industriel Kawasaki vient d’annoncer son retrait immédiat de toute participation aux compétitions de MotoGP. Il se murmure même que le prétexte de la crise tombe comme un fruit mûr dans la bouche des dirigeants, leur empêchant ainsi un hara-kiri médiatique dû à des résultats sportifs médiocres et stagnants…

Pour les Américains de Harley-Davidson, la situation est en revanche plus alarmante. Eux qui ont engrangé 1 milliard de bénéfice l’année dernière se trouvent désormais dans une déferlante de licenciements causée par une baisse des ventes internes. D’un autre côté, la représentation suisse de la marque de Milwaukee a enregistré sur la même période une hausse de plus de 23%… Ah, prestige, quand tu nous tiens!

Objet de luxe, la moto devrait immanquablement souffrir par ces temps de turbulences économiques. Or, en Europe les ventes globales de deux-roues ont augmenté de 2,3% par rapport à l’année précédente, alors que la population de deux-roues a, quant à elle, grimpé de 3,2%.


La situation est donc encore très satisfaisante. Et la branche du deux-roues possède une capacité de réaction tout à fait remarquable. Elle peut s’adapter en un rien de temps aux situations périlleuses et jouer dans un autre registre. A l’heure du choix de la deuxième voiture par exemple, le prix d’une moto ou d’un scooter, qui mêle l’utile à l’agréable, sera déterminant.


Les constructeurs l’ont bien compris qui sont arrivés sur le marché depuis quelques années avec des motos à bas prix, accessibles à tous. Cette tendance se renforce encore avec des entrées de gamme qui ne font pas dans le bas de gamme, à des prix avoisinant les 10 000 francs, en conjuguant à merveille le côté utilitaire et la notion de réel plaisir. Ce marché devrait rester stable, voir se développer dans les prochaines années malgré la crise.


Il y en aura donc pour tous les goûts et toutes les bourses du côté du salon de Zurich.

Par Sophie Descotes


Comment relancer l’économie lorsque le chômage augmente, que le pouvoir d’achat diminue et que les salariés thésaurisent au lieu de consommer sans compter ? Les gouvernements s’arrachent les cheveux mais les industriels les ont devancés dans la réponse. Les produits «low cost» se multiplient, dans tous les secteurs, pour satisfaire une clientèle moins riche et parfois même très modeste. Un nouveau marché dont l’étendue s’accroît à mesure que la crise gagne du terrain. Le malheur des uns ferait donc le bonheur des autres. Vu le nombre de pauvres qu’abrite la planète, les besoins sont immenses. Les entrepreneurs se sont mis à s’y intéresser lorsque les marchés traditionnels ont donné des signes d’essoufflement. La petite Nano de Tata (non, ce n’est pas une bande dessinée) est l’exemple même du produit décliné pour les nouveaux consommateurs des pays émergents.


La surprise vient de ce que la petite moto indienne va aussi débarquer chez nous où le principe du «toujours plus beau, toujours plus puissant», qui excitait les constructeurs , se heurte désormais à la paupérisation de la classe moyenne. D’où le succès précédent de la Logan de Renault et du discount en général. Après avoir parié sur l’enrichissement des classes moyennes qui devait se traduire par une offre plus sophistiquée et plus chère, le système capitaliste tourne son regard vers la masse dont le volume compense en partie la faiblesse du pouvoir d’achat individuel.


Il s’agit d’adapter le produit au prix que le client potentiel est capable de payer. Car s’il est un facteur dont le capitalisme a besoin pour prospérer, c’est bien d’une demande. Les marges sont certes moins élevées que dans le luxe, mais le marché des pauvres, anciens ou nouveaux, est encore largement à exploiter. Un certain snobisme conduit même des consommateurs aisés à se laisser distraire de leurs marques habituelles pour des produits moins coûteux. Ce mouvement naissant implique une révolution dans les circuits de production et de distribution, mais parions que le capitalisme saura relever le défi.

Par Sophie Descotes

d’après Wikipedia

L'élasticité-prix est définie comme le rapport entre la variation relative de la demande d'un bien et la variation relative du prix de ce bien. Ce rapport est généralement négatif car lorsque le prix augmente, la quantité demandée diminue et réciproquement. (Q = Quantité, P = Prix)

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On peut distinguer trois cas particuliers :

  • Quand l’élasticité est nulle, la demande ne varie pas quand le prix varie. La demande reste inchangée quel que soit le prix. C'est notamment le cas des produits de première nécessité : bien que le prix augmente, la consommation se maintient car il existe peu de produits de substitution. Lorsque le prix baisse, la demande n'augmente pas nécessairement. L'effet peut être accentué s'il n'existe pas de produit de substitution (exemple : les pâtes remplacées par le riz ou la pomme-de-terre). Une élasticité nulle à court terme peut toutefois s'avérer non nulle à long terme, car l'augmentation des prix peut pousser à la recherche de nouveaux produits de substitution. Le pétrole, par exemple, est un bien non substituable à court terme mais, sur le long terme, l'augmentation de son prix peut favoriser l'exploitation de nouvelles sources d'énergie.
  • Quand l’élasticité est forte, un petit changement de prix entraîne un grand changement de demande. C'est par exemple le cas des produits de mode dont les ventes s'effondrent en période de crise et décuplent en période de croissance.
  • Quand l'élasticité est positive, la demande augmente avec le prix, ce qui est paradoxal. On peut alors distinguer deux types :

Un bien de Giffen (d'après Robert Giffen) est un type de bien de première nécessité (exemple : le pain) ; lorsque son prix augmente, cela réduit assez fortement le pouvoir d'achat des consommateurs pour les forcer, pour équilibrer leur budget, à renoncer à d'autres biens de substitution plus coûteux (ex : la viande) et à reporter leur demande sur le premier produit.

Un bien de Veblen (d'après Thorstein Veblen) est un type de bien de luxe (ex : le parfum) ; lorsqu'il n'est « pas assez cher » (c’est-à-dire que son prix ne reflète pas son positionnement haut de gamme) sa demande est faible (soit car la qualité perçue est inférieure, soit parce qu'il n'est plus un symbole de statut). Lorsque son prix augmente, sa demande augmente aussi et on parle alors d'effet Veblen ou d'effet de démonstration.

Par Sophie Descotes

Aides

Sur ce journal vous retrouverez toutes les informations sur le déroulement de la simulation Visual-Strat. 

 





 

 

 

  

 

 

 

Présentation

  • jeu-entreprise
  • : Les simulations de gestion sont utilisées dans beaucoup de formation. elles permettent de mettre les étudiants en situation et favorisent le travail en équipes. Les blogs constituent un outil de communication idéale d'accompagnement car ils permettent de mélanger les événements réels avec ceux du scénario, de donner des informations et des résultats accessibles par tous. Cette communauté a pour objectifs de créer une bibliothèque commune à tous les arbitres et organisateurs de tournoi.
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Profil

  • : Sophie Descotes
  • jeu-entreprise
  • : Moselle
  • : Professeur agrégé d'Economie et Gestion, organisatrice de tournois destinés à la formation à la gestion d'une entreprise
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